De nombreux temples sont victimes de vandalisme, bien que davantage de lieux de culte que prévu semblent avoir survécu au régime Khmer rouge[49]. Je ne vais cependant pas laisser quelques larmes faire oublier les âmes de milliers de personnes qui ont été exécutées à Tuol Sleng. Des parents se voient refuser l'autorisation d'aller voir leurs enfants malades à l'hôpital : le survivant Pin Yathay a ainsi raconté qu'il n'a pu rendre visite à son fils mourant, et n'a ensuite obtenu qu'à grand-peine l'autorisation d'aller voir le cadavre de ce dernier. Entre 15 000 et 20 000 malades sont tirés des hôpitaux ; certains doivent être poussés sur la route par leurs familles, sur leurs lits roulants[26]. Il prie les gardes de s’occuper de sa famille, il prend des coups en échange et des insultes : « Connard ! « Quand je suis entré dans cette cellule, je ne pensais pas survivre. Pol Pot et les Khmers rouges étaient soutenus depuis longtemps par le Parti communiste chinois (PCC) et Mao Zedong lui-même[2],[3],[4]. En juin 2013, le parlement cambodgien adopte une loi punissant de deux ans de prison « tout individu qui ne reconnaît pas, qui minimise ou qui nie » les crimes des Khmers rouges[72]. Quelques mois après leur première déportation, une grande proportion des « Nouveaux » sont déplacés une seconde fois, cette fois sans avoir le choix de leur nouveau lieu d'installation. Philip Short, biographe de Pol Pot, estime pour sa part que le terme de génocide a été surtout utilisé par facilité du fait de l'ampleur et de l'horreur des massacres commis : pour lui, les Khmers rouges sont « innocents » du crime de génocide, leurs actes relevant de la définition du crime contre l'humanité[77]. Nuon Chea souligne pour sa part la nécessité, pour construire le « socialisme », de « débusquer » les agents internes de l'ennemi et de « rendre les gens purs », quitte à les tuer s'ils échouent à suivre la ligne définie[31]. Et je ne pense pas qu’on les ait éliminé. » « Je ne les ai jamais regardés dans les yeux, confie Chum Mey. Son père l’enterre, il en a aujourd’hui encore la gorge serrée. » En dehors de la torture, les seules conditions de détention ont suffi à ancrer définitivement le souvenir de la déshumanisation : les nuits enchaîné avec les autres détenus, couché à même le sol, les journées de travail dignes d’une bête de somme, l’obligation d’uriner dans un bidon ou de faire ses besoins dans une boîte à munitions sur seule autorisation des gardes, l’arrosage en guise de douche, l’interdiction de parler à un voisin en cellule collective, l’obligation de demander la permission de changer de position pour ne pas prendre 200 coups de bâton. Néanmoins, dès la réunion du 20 mai 1975 qui suit la chute de Phnom Penh, Pol Pot prévoit la sécularisation forcée de tous les bonzes et leur mise au travail dans les rizières[48]. Ancien lycée, Tuol Sleng est placé directement sous le contrôle du « Centre » — soit du Parti communiste du Kampuchéa — et placé sous la responsabilité de Kang Kek Ieu (alias Douch). Charrettes et voitures sont confisquées, et là aussi les civils doivent se rendre à pieds jusqu'aux coopératives rurales qui doivent constituer leur nouvel habitat. – Est-ce que vous pouvez nous montrer cet ongle qui est déformé ? Peu avant, les bourreaux avaient arrachés les ongles de pied du témoin. Battambang, seconde ville du pays, est évacuée quelques jours plus tard, ainsi que plusieurs gros bourgs de campagne[27]. La dénonciation de la « clique génocidaire Pol Pot-Ieng Sary » est l'un des thèmes principaux, sinon l'unique fondement politique, de la propagande du régime de la République populaire du Kampuchéa, mis en place par le Viêt Nam. Par CIA on voulait dire tous les adversaires du PCK. Leurs noms : Seng, Thit et Hor (ce-dernier ne faisait que frapper et insulter : « Fils de pute ! Les Cambodgiens peuvent être arrêtés sous le moindre prétexte, allant du vol (ce qui inclut le chapardage ou la cueillette de fruits pour échapper à la faim) aux propos « subversifs », en passant par les simples manifestations d'impatience, les relations sexuelles hors mariage ou une simple origine sociale « impure ». Les moines sont évacués de leurs monastères et mis au travail forcé avec le reste de la population urbaine. Les crimes du régime khmer rouge couvrent l'ensemble des meurtres, massacres, exécutions et persécutions ethniques, religieuses ou politiques commis par ce mouvement communiste radical, lorsqu’il contrôla le Cambodge de 1975 à 1979. L'ensemble de la population du pays devient une main-d'œuvre corvéable à merci et non payée[36]. Quand le juge Jean-Marc Lavergne demande combien de personnes travaillaient avec lui dans cet atelier, Chum Mey cite d’emblée les noms de ses compagnons d’infortune. Une nouvelle fois, cette journée d’audience laissait plus de questions que de réponses dans l’esprit du public. Je n’ai pu que m’allonger sur le dos en attendant d’être tué. ». », Les larmes du bourreau n’effacent pas la mémoire des victimes, En fin d’audience, Kar Savuth, avocat de la défense, rappelle à Chum Mey ses paroles envers l’accusé lors de la reconstitution de février 2008, après que Duch ait lu, bouleversé, la voix brisée, ses excuses aux victimes. Duch, hautain depuis le début de l’audience avec ce témoin pour qui il n’a visiblement pas d’estime, lui répond comme à un mauvais élève : « Monsieur Mey, j’aimerais préciser que comme vous assistez depuis longtemps aux débats, vous devez savoir que la CIA fait référence à toute personne de la partie adverse. Un jour, Chum Mey lève le bras pour se protéger d’un coup. L’ordre les conduit tous trois directement à S21. Pensant partir pour quelques jours, les civils n'ont pas emmené les vivres nécessaires. Il fut ainsi un des premiers à faire état des dissensions entre communistes vietnamiens et cambodgiens. Y a t il un site pour le commander . Philip Short note la difficulté d'établir une estimation exacte, du fait des « disparités considérables » selon les zones et de la surreprésentation des citadins (principales victimes du régime) dans les études et de l'incertitude de la démographie du Cambodge dans les années 1970. Par défaut d’attention ? Lorsque des personnes étaient accusées d’être des ennemis, combien d’ennemis y avait-il ? Pendant de longues années, une difficulté demeure pour classer les massacres commis par les Khmers rouges dans les quatre types de génocides (s'appliquant aux groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux) reconnus par l'ONU. Les récoltes sont pour la plupart misérables et les rations alimentaires baissent en proportion. Avec le recul, il pense avoir été envoyé dans cet enfer par la responsable de l’unité des machines à coudre, Van, et son adjoint, Lin. Le gouvernement de Pol Pot présente en 1976 un plan de quatre ans visant à développer massivement la production et l'exportation de produits agricoles. Cependant il reste enchaîné et enfermé la nuit, il n’a aucun droit de circuler librement. Et c’était la première fois de ma vie que j’étais arrosé d’eau comme cela était le cas pendant ma détention. Les Khmers Krom subissent un sort à part : entre 1975 et 1977, ils semblent avoir fait l'objet de massacres ciblés uniquement dans la Zone Sud-Ouest, mais leur répression s'étend après 1977, le Kampuchéa démocratique précisant ses revendications territoriales sur l’ex Cochinchine. Le nombre total de victimes du Kampuchéa démocratique reste sujet à débat, et ne peut être calculé que par déductions et estimations à partir des données démographiques existantes. Le bourreau est toujours seul à s’occuper de Chum Mey, étendu sur le sol face contre terre, mais ils sont plusieurs à se relayer. This number of deaths is even more staggering when related to the size of the Cambodian population, then less than eight million. Le pays se couvre néanmoins de « centres de rééducation », souvent installés dans d'anciens temples ou d'anciennes écoles. Malgré son renversement, le mouvement khmer rouge bénéficie du soutien d'un ensemble hétéroclite d'États (la République populaire de Chine, mais aussi, entre autres, la Thaïlande et les États-Unis) ayant chacun des raisons de vouloir gêner le Viêt Nam et son protecteur soviétique. Il est possible d'être condamné à mort pour avoir giflé son fils. – Oui l’ongle a repoussé mais il est déformé. » Pour lui, les morts ont des noms avant de s’incarner en chiffres. Le cortège des évacués progresse vers le sud sous un soleil de plomb, dans des conditions désastreuses. En avril 1975, lorsque les Khmers rouges prennent Phnom Penh, Chum Mey est expulsé comme le reste de la population citadine. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les déportés, dont l'effort nécessaire n'a fait l'objet d'aucune évaluation, sont mis au travail dans des conditions désastreuses, marquées par une sous-alimentation chronique. » Ce feu soudain traduit le profond sentiment d’injustice et d’incompréhension des victimes, ce « pourquoi ? Selon les Nations unies, le génocide se définit en effet comme « des actes commis avec l'intention de détruire, en totalité ou en partie, un groupe racial, ethnique ou religieux »[79]. « Je ne pouvais faire que des petits pas. Des professions sont davantage visées que d'autres : la quasi-totalité des photographes de presse cambodgiens disparaît sous le régime du Kampuchéa démocratique[37]. » qui hante les nuits des survivants et que les explications de Duch ne suffiront jamais à étouffer. Par exemple, l’un des principaux dirigeants de la résistance, Khieu Samphan, a soutenu en France sa thèse dans laquelle il prônait un développement autarcique du Cambodge, fondé sur l’agriculture. » [A noter que cette deuxième partie de la réplique, qui illustre le manque de sensibilité de Nil Nonn pour le témoin, n’a pas été traduite en français]. « Je n’oublierai pas ce que j’ai enduré à S21 jusqu’au jour de ma mort et ce n’est que quand justice sera rendue que je me sentirai mieux. Là-bas son fils de deux ans, malade, meurt. Le régime des Khmers rouges fait tout pour desserrer les liens familiaux. Pendant 12 jours et 12 nuits, Chum Mey est soumis à la torture dans une pièce du bâtiment sud de la prison. Le 28 octobre 1978, Chum Mey est incarcéré dans une cellule individuelle sans autre forme de procès. Un tribunal international parrainé par l'ONU a été mis en place dans les années 2000 pour juger les crimes des Khmers rouges, mais les procédures n'ont visé que quelques personnes et, du fait de la lenteur des procédures, plusieurs accusés sont morts avant qu'un verdict puisse être rendu. Anciens dirigeants militaires et politiques du Cambodge, chefs d'entreprise, journalistes, étudiants, médecins, avocats. Le mouvement Khmer rouge, plus exactement le Parti communiste du Kampuchéa, est un mouvement politico-militaire communiste radical dinspiration maoïste qui dirige le Cambodge de 1975 à 1979 et dont la figure emblématique est Pol Pot. L’Angkar doit te détruire ! Pol Pot et les Khmers rouges étaient soutenus depuis longtemps par le Parti communiste chinois (PCC) et Mao Zedong lui-même[2],[3],[4]. Certaines sources évoquent plus de 3 millions de morts, dans la mesure où le recensement de 1971 effectué au Royaume du Cambodge était incomplet, négligeant par exemple un grand nombre de réfugiés, victimes des bombardements américains, dans l'est du pays, à la suite des conséquences de la guerre du Vietnam. La chambre de première instance a cependant décidé en septembre 2011 de séparer le dossier en plusieurs jugements successifs, dont seul le premier consacré aux transferts forcés de population a été entamé. Dans l'après-midi, l'ordre d'évacuation de la capitale commence à être mis à exécution : les soldats passent de maison en maison et annoncent aux habitants qu'ils vont devoir quitter leurs maisons « pour deux ou trois jours seulement », afin d'échapper à un prochain bombardement de la ville par les États-Unis[25]. Rithy Panh: «L’histoire des Khmers rouges ne s’arrête pas avec la mort de Douch» FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le tortionnaire du régime khmer rouge, … Sous les Khmers rouges, le Cambodge connaît des cas de disettes constantes, qui dégénèrent en famines particulièrement meurtrières. » « Il n’y avait pas de méthode froide ou chaude comme le dit Duch, c’était toujours la méthode chaude » dénonce Chum Mey devant les juges. Arrêtés en 2007, Khieu Samphân, Nuon Chea, Ieng Sary et Ieng Thirith ont été inculpés pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Tout d’abord, Ith Sarin, un inspecteur d’académie qui venait de passer neuf mois dans les maquis publiait en 1973 un livre traduit en anglais sous le titre « Regrets for the Khmer Soul » dont de nombreux extraits furent publiés par la suite dans le Washington Post et qui décrivait la collectivisation dans les zones dites libérées. Est-ce que les techniciens peuvent nous donner une image des pieds de la partie civile ? On nous demandait tout le temps si nous faisions partie de la CIA et du KGB ! […] Cela a pris plus d’un mois avant que je puisse marcher normalement », décrit-il à son avocat Hong Kim Suon. Le président sourit en posant cette question, d’un sourire malsain, déplacé. Avant d’être un lieu de torture utilisé par les Khmers Rouges, S21 était un lycée. Plus de trente ans après les faits, un tribunal juge enfin Duch, ancien bourreau khmer rouge de S-21, l'un des principaux centres de détention et de torture. À leur arrivée en 1979, les Vietnamiens découvrent à Tuol Sleng les corps d'une cinquantaine de prisonniers, que les Khmers rouges ont exécutés avant de prendre la fuite[58]. En août 2014, tous deux ont été condamnés à la prison à perpétuité pour crimes contre l'humanité ; ils ont fait appel du jugement[71]. C'est le début de la guérilla marxiste menée par les Khmers rouges. Just two days before the Vietnamese army discovered S-21 Prison, Deeds and Delance were burned alive. Le président l’autorise à poser deux questions à Duch. Dans différents secteurs, les pratiques religieuses des Chams sont interdites, leurs villages dispersés, et les repas communautaires imposés dans le but apparent de niveler et de faire disparaître leur culture. D'autres minorités, parmi lesquelles les personnes d'ethnie thaï, lao, shan et les populations tribales, font également l'objet de massacres, qui n'épargnent pas les cadres Khmers rouges[55]. » Le public composé d’étudiants rit en l’entendant raconter son désarroi de détenu ne sachant pas en quels termes s’adresser à ses geôliers. Pol Pot définit un plan comprenant l'évacuation de la population de toutes les villes, la sécularisation de tous les moines bouddhistes et leur mise au travail dans les rizières, l'exécution de tous les dirigeants du régime de la République khmère et l'expulsion de la minorité vietnamienne du Cambodge. La ritournelle prenait des airs de hors-sujet. Associés à l'élite, et à l'ancien régime, les Francophones seront traqués, surtout dans les camps, même si certains chefs Khmers Rouges parlaient eux-mêmes le Français. En 1973, ils commencent à procéder à des massacres pour imposer leur autorité, s'en prenant notamment aux militants membres de minorités ethniques (de souche lao, ou khmer Krom) formés à Hanoï et revenus du Nord Viêt Nam pour participer à l'insurrection. Sur la dimension spécifiquement raciste de la répression khmère rouge, des points de divergences existent entre spécialistes : tout en soulignant que les Khmers rouges ont usé et abusé d'une rhétorique xénophobe, Jean-Louis Margolin estime que la dimension sociale — de nombreux éléments des minorités, notamment les Chinois et les Vietnamiens, étaient des urbains, souvent commerçants — primait sur la dimension ethnique[51]. Le régime khmer rouge est chassé de Phnom Penh au début de 1979 par l'invasion vietnamienne du Cambodge. Ben Kiernan évalue la mortalité des Chams à 50 %, et Marek Sliwinski à 40,6 %[47]. Le centre de détention le plus connu est la prison de Tuol Sleng, connu sous le nom de code S-21. Je les appelais ‘lok’ [monsieur], je prenais cinquante coups. Quand l’Angkar annonce qu’elle cherche des mécaniciens, il se porte candidat, il est recruté et part pour Phnom Penh. Dans certaines zones, le manque de denrées est délibérément utilisé comme arme par le régime pour soumettre ou punir la population : dans la Zone Sud-Ouest, les « peuples nouveaux » font l'objet de persécutions accrues en 1977 et 1978, et le Centre aggrave la famine en augmentant ses réquisitions de riz. Lui-même estime le nombre de morts à 1,5 million[59]. Moi je ne recevais qu’une cuiller de soupe très claire. Qu’est-ce qu’était l’Angkar ? Le nettoyage de la Zone Ouest, dont la direction politique est jugée trop peu docile par rapport au Centre, est lancé en 1974[15]. Jean-Louis Margolin note à ce propos la tendance des Khmers rouges à « racialiser » l'ennemi de classe, en considérant certaines catégories sociales comme criminelles par nature et par hérédité[74]. Je les appelais ‘bang’ [grand frère], je recevais des centaines de coups ! Une estimation haute porte le nombre de victimes à 2 200 000 morts[63], sur une population d'environ 7 890 000 habitants à l'époque. Mais le président de la cour n’est pas à l’aise avec l’émotion, il enchaîne avec rudesse : « Monsieur le co-procureur, votre temps de parole s’épuise. Les crimes du régime khmer rouge couvrent l'ensemble des meurtres, massacres, exécutions et persécutions ethniques, religieuses ou politiques commis par ce mouvement communiste radical, lorsqu’il contrôla le Cambodge de 1975 à 1979. « On m’a dit de dire la vérité. Durant quatre ans, les Khmers rouges, dont le chef principal était Pol Pot, dirigèrent un régime connu sous le nom officiel de Kampuchéa démocratique, qui soumit la population à une dictature d'une rare violence et dont la politique causa au minimum plusieurs centaines de milliers de morts. Construction d'un barrage par les Khmers rouges Le 17 avril 1975, après plusieurs années de guerre civile Phnom Penh tombe aux mains des Kmers rouges, communistes et pro-Chinois. Le 20 mai, tous les responsables civils et militaires Khmers rouges sont convoqués dans la capitale vidée de ses habitants pour une conférence spéciale, qui se déroule quatre jours durant dans un ancien centre sportif. ». Pendant cette période j’avais tellement peur que je ne pouvais les regarder dans les yeux. Dans les territoires « libérés » par les Khmers rouges apparaissent des « centres de rééducation » où sont enfermés, au départ, les soldats de l'armée de la République khmère, mais également leurs familles, enfants inclus, ainsi que des moines bouddhistes, et des voyageurs « suspects ». La dernière modification de cette page a été faite le 13 décembre 2020 à 08:29. Selon Sorya, les jeunes soldats khmers rouges ont ainsi subi de nombreuses formes d’abus : kidnapping, entrainement militaire brutal, manque de nourriture et de repos, isolation sociale presque totale, état régulier de maladie, quasi-emprisonnement, institutionnalisation de la torture et du meurtre,… – Est-ce que vous pouvez nous décrire plus en détail la manière dont on vous a arraché les ongles ? Les aveux sont faux bien sûr mais sous la contrainte il a donné les noms d’autres personnes. Nous en sommes au stade du procès. « Il y avait comme un son dans ma tête. The Khmer Rouge leaders and their Chinese advisors were running for the Thai border. Les transports se font souvent à pied, au mieux en charrette ou dans des trains bondés et extrêmement lents. Les interrogatoires cessent, selon Chum Mey, parce qu’il a avoué avoir rejoint la CIA et le KGB. De 1975 à 1979, dans l’ex-école de Tuol Sleng, la machine de la mort khmer rouge a tourné à plein. Le tribunal estime que « le crime de génocide était établi » selon le droit international car le programme des Khmers rouges visait à « établir une société athée et homogène (en) supprimant toutes les différences ethniques, nationales, religieuses, raciales, de classe et culturelles ». « Il y avait des cannes de bambou, des cannes en rotin, des branches tressées, se souvient le témoin. The Khmer Rouge seized power in 1975 and immediately attempted a radical transformation of Cambodia into a peasant society, emptying cities and forcing the … Les crimes perpétrés par le Kampuchéa démocratique sont souvent désignés dans leur ensemble sous le nom de « génocide cambodgien », du fait de l'ampleur des massacres. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. On avance le chiffre de 50 % pour ce qui est du taux de mortalité des quelque 400 000 Chinois du Cambodge, et bien plus pour les Vietnamiens restés après 1975. Quand les Khmers rouges envahissent Phnom Penh le 17 avril 1975, le monde était loin de se douter que cela marquait le début d'une dictature qui allait provoquer la mort du quart de la population du pays. « Ta Pech, Ta Kon, moi-même et Ta Dy Phon. Sa femme a été exécutée avec son enfant par des Khmers rouges tandis qu’il fuyaient les troupes vietnamiennes ? La purge est en marche, orchestrée par le sanguinaire Pol Pot. À ces morts, il convient de rajouter environ un demi-million de Cambodgiens qui choisissent l’exil à l’étranger et l’ensemble des survivants qui en garderont des séquelles tant physiques que psychologiques[64]. Les Cambodgiens doivent souvent recourir au marché noir pour survivre, bien que cette pratique soit normalement punie de mort : aucune recherche individuelle de nourriture n'est en effet autorisée, les rations décidées par l'Angkar étant décrétées suffisantes. Dans les années 2010, le directeur de prison Douch, puis les hauts responsables Khieu Samphân et Nuon Chea, ont été condamnés pour crimes contre l'humanité.

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